LES CHEMINS DU VENT

Le long des sentiers oubliés de mon enfance, je marche à la rencontre des songes clairs pleins de promesses et d'horizons bleutés qui enchantent ma vie et rendent mon cœur léger.

Utopie dans la tête, je rêve d'un monde parfait. Et je marche vers toi qui espère et qui croit en l'amour et qui croit en la paix.


Je marche à la rencontre des paumés, des exclus, des malades, de tous ceux qui ont mal quelque part et qui saignent en silence.

Je marche pour ceux qui ont faim. Je marche pour ceux qui ont soif.
Je marche pour tous les opprimés, ceux qui sont maltraités, torturés, exterminés.
Je marche contre la souffrance.

A travers le monde je marche. Pour ces millions d'enfants, de femmes, et d'hommes qui ne veulent pas souffrir mais aimer, construire et s'unir, pour que naisse une terre paisible et solidaire. Une terre, notre terre, où tout homme aurait mis le meilleur de lui-même. Je marche. Encore et encore…

Je marche pour notre terre mère, pour les poissons et les oiseaux, pour tous les animaux.
Je marche pour les forêts anciennes que l'homme ne sait préserver.
Je marche pour la diversité.

Vers les oppresseurs, vers les profiteurs, vers les pollueurs, vers ceux qui ignorent que la vie est précieuse et parfois si fragile, je marche.
Contre les égoïsmes, contre tous les sectarismes, contre la folie qui s'empare parfois de nos vies et fait couler le sang, je marche. Et je pleure aussi quelques fois.

Je marche pour que l'humanité atteigne enfin son âge mur, l'âge de raison où l'homme saura enfin protéger toutes les formes de vie dans un équilibre durable.

Je marche pour que l'amour ensemence nos cœurs et nous enseigne la vraie liberté.
La liberté du respect dans la fraternité des hommes.
La liberté de faire fleurir ce qu'il y a de meilleur dans nos cœurs et dans nos consciences.
La liberté de marcher partout et toujours et de semer l'amour.

Nous sommes tous reliés. Ce que nous faisons aux autres, nous le faisons à nous même.

Je marche pour la paix et je marche vers toi.